Cicatrice chéloïde : la reconnaître et la faire disapraître

La famille des cicatrices se divise en plusieurs sous-catégories de cicatrices. Caractéristiques, aspects, facteurs d’apparition, traitements… chaque cicatrice doit bénéficier de soins adaptés. Les cicatrices chéloïdes n’échappent pas à la règle. Comment les reconnaître, limiter leur formation et les traiter ? Les réponses dans cet article dédié à la cicatrice chéloïde.

cicatrice chéloïde photo

Qu’est-ce qu’une cicatrice chéloïde ?

Une cicatrice chéloïde est une cicatrice en relief dont la pigmentation varie du blanc au brun, en passant par du rose ou du rouge. La particularité des cicatrices chéloïdes est qu’au lieu de se résorber, elles se propagent, d’où l’autre nom qu’on leur donne de cicatrices fibroprolifératives. Cette appellation résulte de la prolifération des fibroblastes, les cellules en charge de la fabrication du collagène.

En savoir plus…

Comment savoir si une cicatrice est normale ?

Comment se forme une cicatrice chéloïde ?

La formation des cicatrices chéloïdes s’explique par une production anormale de collagène lors du processus cicatriciel. Cet excès de tissu cutané crée une boule assez dure et de couleur rouge-brun. Pendant la cicatrisation, le nodule formé continue de grossir, de s’épaissir et peut s’étendre jusqu’à plusieurs centimètres.

À quel endroit du corps peut-on avoir des cicatrices chéloïdes ?

L’autre caractéristique des cicatrices chéloïdes est leur localisation. En effet, elles ont plutôt tendance à se former au niveau des zones articulaires, où la peau est plus sollicitée et en tension. D’autres régions du corps sont propices à la formation de cicatrices chéloïdes :

  • les oreilles ;
  • le haut du dos ;
  • le sternum ;
  • les épaules (autour du muscle deltoïde).

Comment reconnaître une cicatrice chéloïde ? Les symptômes

Lorsqu’une cicatrice est encore épaisse, colorée ou boursouflée 18 mois après la lésion, on peut parler de cicatrice chéloïde. Les symptômes les plus courants dans ce type de cas sont l’extension de la cicatrice au-delà de la zone de lésion et sa dureté.

Les cicatrices chéloïdes ne sont pas seulement une question d’esthétique. Elles peuvent entraîner des inconforts physiques et parfois des complications nécessitant une prise en charge spécifique. Voici les principaux symptômes et problèmes associés aux chéloïdes.

Rougeur et changement de couleur

Les chéloïdes sont souvent plus foncées que la peau environnante. Elles peuvent être rouges, violettes ou brunâtres, selon la pigmentation de la peau et l’ancienneté de la cicatrice. Cette décoloration peut s’intensifier si la cicatrice est exposée au soleil sans protection.

Démangeaisons et sensations de brûlure

Un des symptômes les plus courants des chéloïdes est l’apparition de démangeaisons intenses. Cela est dû à la prolifération excessive du tissu cicatriciel, qui peut perturber les terminaisons nerveuses locales. Certaines personnes décrivent aussi des sensations de brûlure ou de picotement dans la zone affectée, rendant la cicatrice inconfortable, voire douloureuse.

Douleur et sensibilité

Les chéloïdes ne sont pas toujours indolores. Certaines personnes ressentent une douleur spontanée ou une sensibilité accrue au toucher. Cette douleur peut être aggravée par le frottement des vêtements, les mouvements répétitifs ou la pression exercée sur la cicatrice.

Épaississement progressif et expansion de la cicatrice

Contrairement aux cicatrices classiques, qui s’atténuent avec le temps, les chéloïdes peuvent continuer à croître pendant plusieurs mois, voire des années après la blessure initiale. Elles peuvent s’étendre au-delà de la zone initiale de la lésion, rendant leur apparence encore plus prononcée.

Comment différencier une cicatrice chéloïde et une cicatrice hypertrophique ?

Une cicatrice chéloïde se distingue par sa croissance excessive qui dépasse les bords de la plaie originale, formant une masse surélevée et souvent irrégulière. Elle peut continuer à croître indéfiniment, même après la guérison de la plaie, et est souvent plus épaisse et ferme au toucher.

En revanche, une cicatrice hypertrophique reste limitée aux limites de la blessure initiale et se caractérise par une élévation modérée, moins proéminente que celle d’une chéloïde. Les cicatrices hypertrophiques ont tendance à s’aplanir et à s’améliorer avec le temps, généralement dans les mois qui suivent la cicatrisation, contrairement aux chéloïdes qui persistent et peuvent nécessiter un traitement pour régresser.

Les causes d’une cicatrice chéloïde

Il faut un terrain favorable pour la formation d’une cicatrice chéloïde. Le processus cicatriciel varie selon le type de peau et de plaie. Quels sont les facteurs à risques et les signes qu’une cicatrice chéloïde se forme ?

Causes et facteurs de risques

Les causes d’une cicatrice chéloïde peuvent être nombreuses et difficiles à identifier en raison de la survenue tardive de celle-ci. Dans beaucoup de cas, les cicatrices chéloïdes apparaissent plusieurs mois et jusqu’à deux ans après la cicatrisation. Il n’est donc pas toujours possible de remonter à la cause réelle. Cependant, certaines plaies favorisent ce type de cicatrice :

  • l’acné ;
  • les incisions, qu’elles soient chirurgicales ou non ;
  • les piqûres d’insectes ;
  • une folliculite (infection des pores de la peau causée par des bactéries ou champignons, provoquant des éruptions de petits boutons rouges et des démangeaisons) ;
  • un zona (réactivation du virus de la varicelle chez un sujet l’ayant déjà contracté et qui touche principalement le thorax).

Facteurs de risque et populations touchées par les cicatrices chéloïdes

Les cicatrices chéloïdes ne touchent pas tout le monde de la même manière. Certaines personnes sont plus prédisposées que d’autres à développer ce type de cicatrice en raison de facteurs biologiques, génétiques ou environnementaux. Voici les principaux facteurs de risque identifiés.

La couleur de peau et l’origine ethnique

Les cicatrices sur peau noire ont plus de risques d’évoluer en chéloïde. personnes ayant une peau foncée sont plus susceptibles de développer des cicatrices chéloïdes. Cela concerne notamment les individus d’origine africaine, asiatique et latino-américaine. Cette prédisposition est liée à une activité plus élevée des fibroblastes, les cellules responsables de la production de collagène, ce qui peut entraîner une cicatrisation excessive et la formation de chéloïdes.

L’âge : adolescents et jeunes adultes plus à risque

Les chéloïdes apparaissent plus fréquemment chez les adolescents et les jeunes adultes, généralement entre 10 et 30 ans. Durant cette période, la peau est plus réactive aux agressions et produit davantage de collagène, ce qui peut favoriser la formation de chéloïdes en cas de blessure ou d’intervention chirurgicale.

Le facteur génétique des cicatrices chéloïdes

L’hérédité joue un rôle important dans la survenue des chéloïdes. Si un ou plusieurs membres de la famille ont tendance à en développer, le risque est plus élevé. Cela suggère qu’un ensemble de gènes spécifiques pourrait être impliqué dans la réponse excessive de la peau à la cicatrisation.

Certaines allergies et maladies héréditaires des tissus conjonctifs sont des prédispositions à la formation de cicatrices chéloïdes. C’est le cas notamment des syndromes de Marfan et d’Ehlers-Danlos.

Les traumatismes cutanés récurrents

Certains types de blessures sont plus susceptibles de provoquer des chéloïdes, en particulier :

  • Les coupures, brûlures ou éraflures mal soignées
  • Les piercings et tatouages, en particulier sur les oreilles, la poitrine ou le dos
  • Les cicatrices chirurgicales, notamment après des opérations au niveau du thorax, du dos ou des épaules
  • Les boutons d’acné sévère, qui peuvent laisser des marques chéloïdes sur le visage, le dos et le torse

La grossesse et les fluctuations hormonales

Les changements hormonaux, notamment pendant la grossesse, peuvent aggraver la tendance à développer des chéloïdes. Certaines femmes enceintes remarquent que leurs cicatrices existantes deviennent plus épaisses ou plus sensibles, en raison de l’augmentation des niveaux d’œstrogènes et de progestérone qui influencent la production de collagène.

Cicatrice chéloïde : traitements adéquats

Qu’elle soit douloureuse ou non, il faut traiter une cicatrice chéloïde. Une fois le diagnostic posé, un traitement adapté peut commencer. Quelles solutions s’offrent à vous pour traiter une cicatrice chéloïde ?

Même s’il n’est pas toujours possible d’influer favorablement sur une cicatrice chéloïde, il existe des traitements qui se révèlent efficaces. MaCicatrice dispose d’une large gamme de dispositifs d’aides à la cicatrisation ainsi que des produits cicatrisants efficaces. Ces dispositifs sont disponibles sans ordonnance mais il est conseillé de vous appuyer sur un avis médical pour bénéficier du traitement adapté à votre situation :

  • pansements siliconés compressifs : applicables sur des cicatrices récentes ou anciennes ;
  • patchs de gel cicatrisant : permettent de limiter l’apparition de cicatrices chéloïdes ;
  • gels et huiles cicatrisants : applicables sur les plaies refermées et idéal pour les peaux sensibles.

Les pansements siliconés pour cicatrices chéloïdes

Les feuilles de silicone sont couramment utilisées pour atténuer les cicatrices chéloïdes. Le silicone médical contenu dans ces pansements siliconés aide à la cicatrisation en maintenant un environnement humide sur la cicatrice. Cette hydratation supplémentaire limite la prolifération des fibroblastes, responsables de la surproduction du collagène typique d’une cicatrice chéloïde.

En hydratant la peau, les pansements siliconés contribuent à améliorer l’apparence des cicatrices chéloïdes. Elles s’aplatissent et s’assouplissent pour un confort et une confiance en soi retrouvés.

La pressothérapie

La pressothérapie ou thérapie par compression consiste en l’utilisation de pansements compressifs peut aider à prévenir l’élévation excessive de la cicatrice et à en améliorer l’apparence. Il existe aussi des vêtements compressifs spécialement conçus pour atténuer les cicatrices trop marquées.

La corticothérapie : par application ou injection

Les corticoïdes peuvent être utilisés pour réduire l’inflammation et aplanir les cicatrices chéloïdes. Par injections ou par application cutanée via des crèmes ou des gels, ce traitement est généralement efficace pour les cicatrices plus petites.

La thérapie laser est-elle efficace pour les cicatrices chéloïdes ?

La thérapie au laser peut être efficace pour traiter les cicatrices chéloïdes, mais son efficacité peut varier en fonction de plusieurs facteurs. Les lasers à colorant pulsé (PDL) et les lasers fractionnés non ablatifs sont souvent utilisés pour réduire la rougeur, l’épaisseur et la taille des cicatrices chéloïdes. Ces traitements fonctionnent en ciblant les vaisseaux sanguins dans la cicatrice, ce qui peut diminuer l’inflammation et la production de collagène excessive.

Cependant, il est important de noter que les cicatrices chéloïdes sont notoirement difficiles à traiter, et aucun traitement n’est garanti d’être entièrement efficace. La thérapie au laser est souvent utilisée en combinaison avec d’autres traitements, tels que les injections de corticostéroïdes, la cryothérapie ou les pansements de silicone, pour améliorer les résultats. La consultation avec un dermatologue ou un spécialiste des cicatrices est essentielle pour déterminer le plan de traitement le plus approprié en fonction de la taille, de l’emplacement et de la nature de la cicatrice chéloïde.

La chirurgie pour soigner les cicatrices chéloïdes

Dans certains cas, la chirurgie peut être envisagée pour compléter les traitements de première ligne si la cicatrice chéloïde est toujours présente. Lors de l’opération, le chirurgien ôte la lésion à l’intérieur même de la cicatrice chéloïde. Pour autant, la chirurgie des cicatrices chéloïdes ne garantit pas de résultats optimaux. En effet, ce type de chirurgie est soumis à un fort taux de récidive des cicatrices.

Bon à savoir !

En complément de la chirurgie et uniquement dans certains cas, il peut être proposé au patient de pratiquer des séances de radiothérapie. Ce traitement aux rayons expose les cellules cutanées de la cicatrice à une forte énergie afin de les détruire.

Comment éviter les cicatrices chéloïdes ?

Pour éviter de tels traitements, il est possible d’agir en prévention de l’apparition d’une cicatrice chéloïde. L’hydratation de la peau, une protection solaire adaptée, des automassages réguliers ainsi qu’une alimentation équilibrée sont des facteurs favorables à une bonne cicatrisation.

Il convient de traiter la cicatrice le plus tôt possible, si l’on présente un ou plusieurs des facteurs à risques précités. Cependant, à ce jour, aucun traitement préventif à l’efficacité avérée n’existe pour éviter la formation de cicatrices chéloïdes.

Même si certaines cicatrices chéloïdes sont inévitables, il est possible de les traiter pour en atténuer l’aspect et retrouver sa confiance en soi. MaCicatrice vous conseille et vend les meilleures solutions de cicatrisation du marché. Faites confiance aux experts !

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